Combattre la masculinité toxique à coup de laine

Il y a quelques jours, Pixar lançait sa nouvelle initiative de projets, Sparkshorts. Cette plateforme permet aux artistes de faire découvrir leur talent dans un contexte d’animation qui diffère de la « recette classique » de Pixar en matière de liberté artistique. D’ailleurs, le 4 février 2019, Disney publiait son premier sketch nommé Purl, réalisé par Kristen Lester, sur sa chaîne YouTube. Suivant les pas effectués par Gillette et Jackson Katz dans une conférence TEDx, Pixar a décidé d’apporter leur propre touche sur une problématique encore présente dans la société.

Tout commence par une balle de laine

Purl, l’héroïne du sketch éponyme, obtient un emploi chez B.R.O. Capital, une entreprise caractérisée par une domination absolue des hommes et leurs stéréotypes ridicules. Dans les premières secondes du court-métrage, un malaise s’installe dans l’univers de notre protagoniste personnifié par une balle de laine facilement malléable. En effet, un contraste entre les attitudes sexistes en présence et la douce innocence de Purl crée un obstacle pour sa quête d’acceptation. Tentant durement de faire sa place dans B.R.O. Capital, cette dernière décide d’adopter un physique et un accoutrement masculins dans le but de se fondre dans la masse. Dès cet instant, Purl se trace un chemin dans les rangs de B.R.O. en s’alignant aux comportements perpétrés par les hommes. Quand tout semblait perdu pour Purl, une nouvelle balle de laine, Lacey, fait son entrée dans la firme et vit un parcours semblable à celui de l’héroïne. Ressentant de l’empathie face à cette situation, Purl décide de surmonter ces obstacles d’acceptation et embrasse son identité de genre en incluant Lacey à son nouveau groupe d’amis. Finalement, l’aventure de Purl se termine par un aperçu de la parité organisationnelle maintenant présente chez B.R.O. Capital.

S’accrocher à une triste réalité

La masculinité toxique représente une description oppressive de la virilité, seulement caractérisée par la violence, le sexe, le statut et l’agression, reniant ainsi tous traits habituellement attribués au genre féminin comme la vulnérabilité émotionnelle et la sexualité saine. En considérant cette définition, Pixar a brillamment communiqué la dualité qui existe entre l’expression de genre et la manifestation de la virilité en exposant les conséquences de cette crise identitaire autant pour les femmes que les hommes. Je suis persuadé que nous sommes tous capables de nous remémorer une situation teintée de masculinité toxique dans nos vies, ce qui prouve l’importance d’adresser cette problématique.

Tisser l’avenir de l’inclusion

Contrairement à Katz et Gillette, Purl ne démontre pas la responsabilité sociétale qui découle de cette réalité. En effet, Katz avance l’idée que les hommes doivent s’imprégner de leadership devant les manifestations de la masculinité toxique dans des situations de tous les jours, comme lors d’une blague sexiste. En adoptant cette idéologie, je suis persuadé que nous pourrons influencer les générations futures. En tant qu’homme, nous avons le devoir d’éduquer ceux qui nous privent de notre liberté émotionnelle et qui tachent notre virilité. Ensemble, nous pourrons tisser la voie de l’inclusion.

Gillette et Pixar croient en vous, Messieurs, ne les décevez pas.

A.

 

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