Qui va à la chasse perd sa place… dans la société moderne!

Le 28 mars 2019, Corey Johnson, un conseiller de ville de New York, a proposé un nouveau projet de loi pour bannir la vente de vêtements composés de fourrure. En effet, les magasins qui continueront de vendre ces articles se verront sanctionner par une amende au montant de 500 $ pour une première infraction, et pouvant aller jusqu’à 1500 $ pour celles subséquentes.

wassim-chouak-1313321-unsplash

Le chasseur d’antan devient la proie moderne

Ce nouveau projet de loi s’arrime aux efforts communs mis de l’avant dans plusieurs grandes villes européennes et des Amériques, comme Los Angeles, Sao Paulo et Belgique. La cruauté animalière et le changement de culture sont les fondements de ce mouvement où que les droits des animaux soient en premier plan. Aussi, People for Ethical Treatment of Animals (PETA) n’a pas hésité à travailler efficacement sur le dossier dans le but de sensibiliser la société vers de meilleures pratiques de consommation et de revendiquer le droit animalier auprès de l’industrie de la fourrure. En ce qui a trait à la culture, Johnson a brillamment justifié ce changement lors de son point de presse en notant le fait que les couturiers populaires n’utilisent plus la fourrure.

Pendant ce temps au pays du Nord…

Ne doutez pas, je parle bien du Canada et de son épopée avec Canada Goose qui sévit toujours. En effet, cette compagnie s’est fait accuser à maintes reprises d’utiliser des méthodes de chasse inhumaines (avertissement: ce lien contient certaines images qui pourraient choquer) malgré qu’elle s’identifie comme étant éthiquement responsable. En dépit des recherches effectuées par Jeff Yates prouvant que les images utilisées dans la promotion «anti-Canada Goose» ne sont aucunement liées à la marque, il semble que le message derrière la traite de fourrure entache toujours sa réputation et, de façon collatérale, celle du Canada. De son côté, le gouvernement du Canada ne fait rien pour la cause en restant muet face aux droits des animaux de l’industrie de la fourrure. En fait, la polémique derrière cette compagnie découle du fait que le Canada accepte toujours certaines pratiques de chasse, comme l’utilisation de trappes qui, d’après certains groupes d’opinions et pays qui ont banni celles-ci, peuvent blesser les animaux.

canada-goose-ipo-protest

Tuer un animal ≠ Éthique

Nonobstant que ces pratiques sont supposément éthiques selon l’Accord sur les normes internationales de piégeage sans cruauté (ANIPSC), cela n’enlève rien au fait que plusieurs animaux meurent pour la cause. Or, comment une compagnie qui utilise la fourrure comme accessoire tendance peut-elle s’identifier comme étant éthiquement responsable en sachant que différentes alternatives sans cruautés existent? En matière de responsabilité sociale, le fait d’oeuvrer dans l’industrie de la fourrure en 2019 ne permet pas de respecter, selon moi, les piliers fondateurs du développement durable. Conséquemment, Canada Goose devrait s’adapter aux besoins de la société et le Canada a tout à gagner de prendre exemple sur nos voisins américains et européens en adoptant des pratiques de droits animaliers durables.

A.

Sources Image:

 

 

2 réflexions au sujet de « Qui va à la chasse perd sa place… dans la société moderne! »

  1. Je suis tout à fait d’accord. Une foule de techniques alternatives à la fourrure animale existent et ont fait leurs preuves. En tant que pays nordique, nous devrions justement lutter pour protéger notre faune, plutôt que de la décimer pour de simples manteaux. Merci pour ton article!

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s